HISTOIRE

     Dépendant du diocèse de Vannes, Rédéné fut à la Révolution rattachée au Finistère et démembrée de sa partie occidentale revenant à Quimperlé. Le territoire reste marqué par l’image de Simon Joly de Rosgrand, ancien subrécargue de la Compagnie des Indes au XVIII ème siècle, sénéchal de Quimperlé, amateur et pilleur éclairé du patrimoine religieux local.

    Rédéné ne possède plus les quelques mégalithes, autrefois signalés, qui indiquaient un peuplement au Néolithique. Une cachette de fondeur de l’âge du bronze final a été découverte à Kerguérou et la commune conserve quelques stèles gauloises. Deux voies romaines traversent Rédéné, dont celle qui relie Vannes à Quimper. Par ailleurs, l’implantation gallo-romaine laisse des traces à Saint-Pierre et au Vaquer.    

Attestée comme paroisse depuis le XI ème siècle, Rédéné appartient à l’importante seigneurie du Kemenet-Heboe*. Celle-ci est découpée au XIII ème siècle, et la paroisse devient partie prenante de celle de La Roche-Moisan. En juillet 1342, les soldats de Jeanne La Flamme écrasent à Roscasquen les mercenaires du parti français.

    En 1790, la paroisse vannetaise est incluse arbitrairement dans le département du Finistère. En août 1791, le territoire de Rédéné est amputé de l’importante trêve de Saint David, rattachée à Quimperlé. La population diminue de moitié. Cette même année, l’église perd son statut de paroisse et dépend de Quimperlé. Rédéné prend majoritairement le parti de la contre-révolution. L’économie demeure longtemps principalement rurale, tandis que la population augmente lentement dans le courant du XIX ème siècle.

    La Première Guerre mondiale marque une chute du niveau de la population, qu’amplifie l’exode des campagnes. Puis la tendance s’inverse. Grâce à une modernisation entreprise dans les années 1960, de nouveaux résidents s’installent. Rédéné séduit une population provenant du sud Finistère comme de la région Lorientaise.

*Kemenet-Heboe : Le démembrement du Kemenet-Heboé place Rédéné à l’intérieur d’une seigneurie qui comprend aussi presque entièrement Arzano, Meslan, Guilligomarc’h, Lesbin (où se trouve Pont-Scorff siège de la juridiction) une partie de Gestel, la quasi totalité de Quéven, Bihoué, Guidel, Ploemeur et la moitié de Groix. Sa capitale est le château de la Roche Moisan en Arzano sur la rive droite du Scorff mais qui tombe en ruine dès le quinzième siècle. Son emplacement devient plus tard le "château du Roch".